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 Moco & What Else

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Mafate



Nombre de messages : 32
Date d'inscription : 05/05/2008

MessageSujet: Moco & What Else   Ven 1 Aoû - 18:33

Moco a écrit:
Musique : Shame, Shame, Shame, de Chirley et Company.

Et me voilà dans la première épreuve de ce concours Inter-EV : le dressage. J’avais longuement échauffée ma jument, retrouvant ainsi cette complicité qui nous unissait auparavant, durant l’espace d’une monte. Elle avait même semblée heureuse de me revoir… Durant ma détente, je l’avais soigneusement placée sur la main, ce qui n’avait pas été très dur : elle le faisait désormais naturellement, dès qu’on le lui demandait. J’avais également pris garde à bien retenir l’impulsion, en la reprenant dans mes mains. Mes doigts, bien que serrés sur mes rênes, n’étaient pas trop tendus. Je prenais garde à ma position, me tenant bien droite, la tête haute et le regard fier. Bien entendu, je n’oubliais pas le classique sourire aux lèvres, à la fois heureux et tendu, prouvant mon plaisir, mais aussi ma concentration. Je regardais devant moi. What Else, elle, avait été travaillée non pas sur sa position, si ce n’est la mise à la main, et l’incurvation, mais plutôt sur la réaction aux aides. Je l’avais beaucoup travaillé : face au ralentissement, bien sûr, mais aussi aux accélérations, donc aux allongements. Et elle était prête. NOUS étions prête… Mon nom résonna dans le microphone. Je rentrais au trot dans le manège, la jument posément sur la main.

Je m’arrêtais en X, saluais, et attendais qu’ils mettent la chanson en marche. Cette dernière était loin d’être dans mes favorites mais, en l’entendant, par hasard, j’avais trouvé qu’elle correspondait bien au rythme de la grise que je montais. J’en étais là de mes réflexions lorsque les premières notes de Shame, Shame, Shame retentirent. Aussitôt, je demandais un piaffé à ma jument, serrant les jambes et retenant son avancée. Bien entendu, j’avais travaillée la figure, et elle s’exécuta sans trop de difficultés. Un ronflement des naseaux, suivi d’une petite poussée vers l’avant, m’apprit qu’elle voulait partir. Je la contraignis toutefois à piaffer jusqu’à ce que la chanteuse prononce un premier mot. Alors, je prenais le trot, jusqu’en C. La jument, heureuse de pouvoir enfin partir, démarra un peu rapidement. Des aides discrètes, toutefois, me permirent de la repasser à un trot de travail. En C, notre couple se plaça à main droite et, par esprit un peu joueur, je pliais la pouliche plus que nécessaire dans le coin, de sorte qu’elle épouse la forme. Je la caressais très discrètement, mais aussi très brièvement, satisfaite. C’était une preuve qu’elle était à l’écoute et attentive.

Mais maintenant commençait vraiment l’épreuve. Ce petit début, parfaitement contrôlé, laissait place à d’autres difficultés, plus grandes, qui allaient crescendo. Et j’avais décidé d’attaquer fort, sur l’un des points faibles de la grise. Point faible que j’avais, évidemment, bien bien bien travaillé à la détente. Car, en effet, je demandais en C un trot raccourci. Luttant d’abord, What Else céda rapidement au mors, et mon dos tendu l’obligea à ralentir. Je pris garde à regarder vers le haut, mon éternel sourire toujours plaqué sur mes lèvres. Je pris garde à bien la plier, une nouvelle fois, dans le coin F. Et je réalisais alors que j’avais un très léger décalage avec la musique, car les paroles commencèrent ici, et non en A, comme je l’avais prévu. Je décidais de suivre le son, et non mes lettres… Ce n’était peut-être pas la meilleure solution, car notre concentration fut rompue, et le départ au galop que nous entreprîmes fut un peu désordonné. Mais, dès que j’eus repris le dessus sur moi-même, je remettais la grise en place, d’une main sûre et douce, manquant de peu d’utiliser ma voix. J’abordais donc la prochaine figure avec calme et détermination. Il s’agissait d’un cercle de 20 mètres, la seconde figure imposée (sachant que la première était déjà faite : la longueur au trot raccourci). Arrivées en E, Le corps de ma jument s’arrondit, et je desserrais les doigts, pour ne pas ralentir de trop la vitesse initiale de Whaty’. Elle en profita légèrement, mais l’obligation de tourner la canalisa mieux que n’importe quoi d’autre, et je pu la reprendre sans difficultés, une fois que nous fûmes revenues en E.

Cette allure continua jusqu’en C, où ma jument reprit le trot, une fois mon ordre donné. Elle semblait s’agiter un peu, et l’exercice suivant lui conviendrait, sans doute. Il s’agissait de la diagonale au trot allongé, troisième et dernière figure imposée. Une enfantillage, que What Else n’eut aucun mal à effectuer. Nous allâmes de M à K sans aucune difficultés. Accompagnant calmement, je gardais l’allure, malgré le tournant. La figure suivante, remodelée par moi-même, était particulièrement difficile. Il s’agissait d’une serpentine trois boucles, où la vitesse allait decrescendo. Je ne ralentissais donc pas dans la deuxième boucle, devant même utiliser mes jambes et mon assiette pour aider la grise à garder l’allongement. Satisfaite de ralentir, la transition se fit sans mal, peu après L, et elle reprit un trot de travail. En revanche, passer au petit trot était bien plus compliqué, et je n’eus pas des résultats aussi bons que ce que je souhaitais sur la dernière boucle. C’était une preuve que ma jument s’ennuyait, car elle commençait à manquer d’attention. Je ne pouvais malheureusement rien faire pour elle. Heureusement, la figure suivante nécessitait toute sa concentration, car elle était difficile. En effet, il s’agissait d’un passage. Nous avions longuement travaillés la figure, pour le concours de dressage, qui avait précédé celui-là, mais je n’avais pas réussi à obtenir d’aussi bons résultats qu’avant. Au point même que j’avais failli rayer le passage de ma reprise.

Pourtant, comme si avoir un public incitait What Else à bien travailler, elle releva ses membres comme je le lui demandais, exécutant un difficile « piaffé avancé ». Même si elle avait relevé la tête, on ne pouvait nier que la figure était plus que correcte. Je continuais ainsi, dans une allure plutôt lente, jusqu’en E. Ce que je lui avais prévu était particulièrement dur. Je desserrais mes doigts, cassais mes aides et plaçais celle d’un départ au galop. Un peu surprise, même si nous l’avions déjà travaillé plusieurs fois, elle fit un curieux bond, et partit correctement, à l’allure demandée. J’avais un contrôle parfait sur son allure, et elle se posait avec calme, ayant visiblement renoncé à lutter contre mes demandes. Etait-elle déjà fatiguée ?! Pourtant, tout ne faisait que commencer… Il restait, après, le saut et, l’épreuve la plus complexe pour nous, sans doute, le cross. Mais là n’est pas le sujet du moment. Je me forçais à écarter ces pensées de ma tête pour la prochaine figure. En F, je décrochais vers X, presque comme pour une diagonale. Mais, arrivée à cette lettre centrale, je repartais vers M, pour terminer mon contre-changement de main. Cette figure, je l’avais vue et revue, avec Pingwinette, et elle ne nous posa aucun problème. Une courte longueur nous était offerte pour reprendre du poil de la bête, et j’en profitais pour redonner un peu d’impulsion à la grise, qui semblait fatiguer.

Cette impulsion, de nouveau présente, me permit d’entamer sans trop de mal mon cercle de 20 mètres en E, toujours au galop. What Else s’enroula autour de ma jambe, comme je le lui demandais. Mais, de retour en E, je continuais à tourner, raccourcissant mon tournant. Ainsi, au bout de trois ou quatre tours, ma jument se retrouva obligée de pirouetter. Elle pivota correctement. Je lui demandais de suite un piaffé. Mais cette partie était sans doute difficile et, impatiente d’en terminer, je vis avec horreur qu’elle encensait brutalement, luttant contre le mors. Une bonne cavalière est capable de s’adapter à toutes les situations. Au lieu du piaffé, j’exécutais un simple arrêt, reprenant du même coup le contrôle de la pouliche. Lors du pas jusqu’en A, je profitais d’un court moment de repos pour la remettre sous mon contrôle, en la replaçant correctement sur la main. Elle céda de bonne grâce, et répondit dès que je lui demandais un départ au trot, en A. Nous nous dirigeâmes dans une allure contrôlée jusqu’en B, où nous exécutâmes une demi-volte, qui nous ramenait en F, à l’autre main. La simplicité de cette figure nous était bénéfique, aussi bien à l’une qu’à l’autre. Elle me permit de reprendre mon souffle, un peu irrégulier. Quant à ma jument, elle pu reprendre un équilibre quasiment parfait, et aller de nouveau de l’avant.

Je douchais sa fougue… En effet, la prochaine figure était un passage au trot rassemblé. Le contact du mors, ainsi que mon dos soigneusement étiré, l’obligea à ralentir, ce qu’elle fit sans me causer trop de problèmes. Je continuais ainsi jusqu’en K, où je reprenais une allure de travail. De nouveau fougueuse, preuve qu’elle n’était pas si fatiguée que ça, What Else allait plus vite qu’il ne le fallait. Je savais que, malgré cette allure très légèrement précipitée, ses foulées n’en étaient pas moins grandes et belles. C’est pour cette unique raison que je la laissais aller un peu plus vite que prévu, gardant malgré tout un contrôle prudent. Je passais donc sans mal au galop en E, ma jument bondissant allègrement, visiblement pressée de passer à autre chose. Je souriais, lui promettant à voix basse que c’était presque fini. Elle sembla me comprendre, car elle calma légèrement son allure. Il faut dire, aussi, que mes rênes tendues, tout comme mon dos, n’y étaient sûrement pas étrangers. Je m’engageais dans l’une des dernières figures, réellement l’avant dernière, en C. Il s’agissait d’un huit de cercle. Particulièrement simples, les deux boucles ne nous posèrent aucuns problèmes, et je pus même me reposer un peu. Enfin, reposer…

Je n’avais pas oublié, malgré ma soudaine flegme, que le parcours n’était pas fini. La fin n’était plus très loin. Je terminais aisément le huit de cercle, et demandais un départ au galop, dans le coin. Ce fut un départ parfait, comme si What Else voulait saluer son dernier départ. Correctement contrôlé, j’effectuais un allongement. La longueur fut donc très rapidement expédiée. En A, je doublais, profitant du tournant pour ralentir la pouliche, qui s’échauffait rapidement. En effet, j’allais effectuer un arrêt qui serait particulièrement difficile, pour ma fougueuse bestiole. Oh, bien sûr, elle l’aurait fait sans problèmes, si elle l’avait voulu. Mais briser son galop n’était pas sa passion, et elle y rechignait, la plupart du temps. C’était donc sur une note de défi que s’achevait ma reprise. Les doigts serrés sur les rênes, le regard obstinément planté sur le plafond, le dos tendu, je ralentissais l’allure, me préparant à un arrêt brutal. NOUS préparant à un arrêt brutal. Je serrais mes jambes un peu avant X, et stoppais brusquement la grise qui renâcla, bien entendu, avec mécontentement. Je marquais l’arrêt, attendant les dernières notes de la chanson pour saluer, dignement. Je redonnais ensuite les rênes à ma bestiole et, au pas, je sortais du manège, n’oubliant pas de la flatter copieusement.
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