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 Moco & What Else

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Mafate



Nombre de messages : 32
Date d'inscription : 05/05/2008

MessageSujet: Moco & What Else   Ven 1 Aoû - 18:36

Moco a écrit:
Troisième et dernière épreuve de cette journée exténuante : le cross. Ma jument semblait plus en forme que moi, quoique moins amenée à foncer comme elle l’avait fait précédemment. Elle se tenait l’encolure courbée, sur la ligne de départ. Les gens, autour, ne la gênaient pas le moins du monde, au contraire. L’épreuve qui s’annonçait serait sûrement la plus compliquée, pour nous deux, le cross n’était ni mon fort, ni celui de la grise. J’étais donc bien plus inquiète qu’elle… A tort, bien sûr. Je plaçais discrètement mes aides, attendant la sonnerie de départ, qui ne tarda pas. Presser mes jambes était inutile : à peine le gong avait-il commencé que What Else était partie à fond de train, l’encolure tendue. Je tentais vainement de la reprendre avant le premier obstacle, un simple vertical, qu’elle sauta à toute allure, ne semblant pas éprouver la moindre peine à sauter. Ce ne fut pas mon cas, et j’accompagnais tant bien que mal, surprise par cette activité. Je réussis toutefois à contrôler, le vertical passé, et à reprendre un peu la grise pour aborder l’oxer anglais. C’était un obstacle que nous avions souvent travaillées, et elle le passa sans mal, calmée et sur la main, apparemment attentive aux ordres, quels qu’ils soient.

Je n’en étais pas moins effrayée par l’obstacle suivant. Il s’agissait d’un tire-botte, et nous n’en avions sauté un qu’une seule fois… Je donnais des jambes à Whaty’, qui en profita pour accélérer. Je suivais scrupuleusement le chemin, ne souhaitant pas commettre d’imprudence. Il s’agissait, de toute façon, d’une nécessité : des rubans rayés rouges et blancs en faisaient le tour, et des piétons se pressait contre les frêles barrières, avides d’images des compétiteurs. Amusée, je m’efforçais, légèrement moqueur, de prendre mon plus beau sourire. Pour le moment, le terrain était assez plat, et je n’avais pas trop de soucis à me faire, si ce n’est pour contenir ma moto xD. Celle-ci, justement, ralentit d’elle-même devant le tire-botte, comme beaucoup d’autres chevaux. Mais elle était plus courageuse que la plupart et un coup de talon dans ses flancs l’incita à repartir, puis à sauter. Je la félicitais de la voix, et appuyais mes paroles d’une caresse réconfortante. Comme pour réagir, elle secoua sa fine tête d’arabe et renâcla bruyamment. J’en profitais pour perdre un peu de vitesse, et aborder le tournant sereinement.

Très satisfaite, je notais soudain, dans ma tête, que le prochain obstacle était sans doute l’un des plus compliqués. En effet, l’open ditch était un obstacle qui nécessitait pas mal de vitesse, et le tournant était là pour nous l’ôter, justement, cette vitesse. Je redonnais aussitôt des jambes à ma pouliche, qui en profita gaiement, ignorant le danger dans lequel nous nous jetions. Elle aperçut l’obstacle trois foulées avant que nous le passions. Redressant brusquement la tête, elle ralentit, inexorablement, malgré mes efforts. Au lieu de trois, nous fîmes quatre foulées et, quelque peu aidée par un coup de cravache sur l’épaule, elle bondit tant bien que mal, hésitante. Ses sabots frôlèrent le haut de l’obstacle, heureusement « pliable », et je soupirais de soulagement. Je profitais de la longue ligne droite qui s’annonçait pour pousser un peu What Else, tout en gardant précieusement l’endurance nécessaire : je connaissais ses limites mieux que quiconque. Elle profita de l’occasion avec un plaisir non dissimulé, allongeant dignement l’encolure comme les foulées, les crins au vent. Je la reprenais vers la fin, et nous franchîmes la palissade qui suivait sans une once d’hésitation.

Nous avions fait un bon quart du trajet, et la grise respirait à peine plus vite que précédemment. Je la flattais, tout en l’amenant d’une main sûre vers un simple vertical, qu’elle franchit d’un gracieux bond, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Je la félicitais de nouveau, un sourire enjoué aux lèvres. Bientôt, toutefois, nous aurions besoin de toutes nos forces pour la montée qui s’annonçait. En effet, plus que l’oxer, le triple et le gué, et la pente commençait, passant de douce à raide. La vue de l’oxer n’effraya pas le moins du monde What Else, qui sauta de nouveau. Toutefois, elle avait mal calculé ses foulées, et elle ne dût son salut qu’à mon accompagnement plus ou moins chaotique et à son dos, qu’elle cambra sans élégance. Je l’encourageais de la voix, en vue de la longue ligne droite qui nous attendait. En équilibre, je la titillais un peu pour la voir accélérer. Nous en étions à la moitié du trajet, mais elle commençait déjà à se mouiller de sueur, à fatiguer. Je la reprenais donc plus tôt que prévu, choisissant la raison plutôt que la témérité. Elle m’en fut reconnaissante, et sauta le triple sans une once d’hésitation, bondissant au-dessus des trois assemblages de troncs qui le composaient.

S’annonçait maintenant le gué. C’était quelque chose qu’elle détestait, et j’espérais parvenir à le passer sans mal. Elle ralentit un peu en voyant l’eau, et coucha ses oreilles, visiblement hésitante. Je la calmais de la voix, et donnais des jambes. Elle y pénétra difficilement mais, une fois mouillée, sembla retrouver du poil de la bête. Elle s’arracha donc de l’élément pour les deux obstacles qui le composaient sans trop de mal. Elle devait être bien lunée, aujourd’hui… Le parcours était quasiment terminé lorsque j’abordais le début de la montée, allongeant volontairement les foulées de la grise. Elle renâcla, mécontente de se voir imposer une allure qu’elle prenait habituellement de force, et manqua de refuser face au triple. Un léger coup de rênes dans les dents fut ma punition, et elle passa finalement, à contrecœur. Fatiguée, elle n’avançait plus comme avant, et il me fallait même la stimuler pour garer une allure acceptable. Elle passa malgré tout la haie sans hésitation.

Mais arrivait un obstacle compliqué : le piano. What Else l’aperçut de loin, et mordit nerveusement l’air, avant de fouetter ce dernier d’un violent coup de queue. Elle avait déjà passé un piano à trois étages, mais n’appréciait pas ça du tout, cet obstacle lui demandant un effort qu’elle refusait souvent de fournir. Je criais, quasiment dans ses oreilles, et la vit se jeter en avant avec plaisir. Les mains à la moitié de l’encolure, en équilibre, je me contentais d’accompagner ses bonds indélicats et violents, qui manquaient à chaque fois de m’envoyer à terre. Elle trébucha, l’obstacle passé, mais se remit sur pied sans trop de mal. Inquiète, je constatais qu’elle boitait un peu. C’était toutefois si léger que je me permis de terminer le parcours, en la présence du contre-haut et de la montée. Je ne la poussais pas trop dans cette dernière et, une fois descendue, vérifiais anxieusement l’antérieur de ma pouliche, particulièrement fragile. L'épreuve avait été longue, et pleine de surprises, mais ma jument avait fait preuve d'un courage digne d'une vraie championne.
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