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 P'tite Lilou & Ink Stain

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Mafate



Nombre de messages : 32
Date d'inscription : 05/05/2008

MessageSujet: P'tite Lilou & Ink Stain   Dim 3 Aoû - 18:27

P'tite LiLou a écrit:
Epreuve de cross

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J'étais arrêtée. Dans le box de départ. Ink Stain ruminait, moi je me concentrais. Dans quelques dizaines de secondes, nous allions décoller. Pour cette occasion, j'avais revêtue ma tunique de cross noire et blanche. Ma monture, elle, était harnachée d'un tapis noir, d'une selle noire et vernie, et d'un filet de la même couleur également mis à part les franges, qui demeuraient d'un blanc éclatant. Le soleil tapait haut dans le ciel. Etrangement, je ne semblais pas craintive. Je restais confiante, car mon épreuve de saut s'était bien déroulée. L'ordre des disciplines changeaient selon le candidat. Et je me retrouvais à présent à ma deuxième épreuve : le cross. Discipline palpitante, redoutée de beaucoup de concurrents, sans doute à cause de la diversité des obstacles. Mais Ink Stain et moi, prêts, attendions l'annoncée du départ pour la parcourir avec assurance. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, je canalisais l'impulsion de mon stallion et retenais ma jambe droite en arrière, prête à l'action. La cloche sonna. Tel un diable qui sort de sa boîte, nous nous élançâmes vers l'avant. Nous étions à présent au galop à main droite, ce qui d'après le plan du parcours me semblait être le mieux. Très vite, je me chargeai de prendre puis de conserver une position confortable, et adaptée à la vitesse de mon cheval. Ainsi cadençai-je comme à mon habitude l'allure, et me mis-je en équilibre sur des étriers courts. Cela allégeait le dos de mon cheval et je pouvais être maintenue sans qu'il se fatigue excessivement - bien que j'avais confiance en son endurance. Le numéro un se profilait au loin. Il s'agissait d'un vertical, ou plus précisément d'un talus breton à ce que je voyais. J'abordai une position efficace, solide à l'abord, où je préservais l'alignement fesses-talon, et où prenaient place un peu plus à l'écart mes genoux. Laissant un peu plus mes mollets accompagner le mouvement fluide du galop, je les maintins pour autant lorsque ma monture battit des antérieurs. Je me grandissais dans mon dos, voulant paraître le mieux possible. Ink Stain, qui commençait à apprécier le parcours, se retint un peu sur ce saut, mais prit bien garde lors de la réception des antérieurs. Moi, de mon côté, je tentais d'être souple sur cet encaissement, mais je me sentis plutôt rigide. Même si je savais que je présentais une activité certaine pour relancer la vitesse, et que mon buste se redressait de manière plus que convenable lorsque j'avançais mon bassin et positionnai mes jambes en place à la sangle, mais il manquait ce léger point, qui rendait la fin du saut plus disgracieuse. Mais ce n'était que le début du parcours, et je ne désirais pas paraître pessimiste et m'attarder sur ce détail.

" Allez, lardon, bouge-moi ces fesses-là. "

Adoptant une vitesse plus élevée que pour le saut, grâce à la distance entre les obstacles, je menais mon étalon jusqu'à l'oxer anglais. Il était semblable à celui que j'avais franchi lors de la détente au cross poney. Même si la couleur n'était pas similaire car cet obstacle m'apparaissait noir, les difficultés restaient les mêmes. Vu le niveau de cross de ma monture, elles ne semblaient pas bien grandes... Ainsi allais-je l'esprit tranquille sur cette barrière. Nos corps s'étendirent peu à peu, planant par-dessus l'obstacle. Puis Ink Stain toucha terre, alors que je me redressai sur ma selle, le regard loin devant, les étrivières verticales et le dos plat. Après une brève vérification, je vis que l'alignement coudes-mains-bouche du cheval- avait bien été maintenu. Réactivant les mouvements de mon bassin, je repris le galop en équilibre sur mes étriers. Ink Stain, en manque de vitesse, redemanda le mors à plusieurs reprises. En temps normal, j'aurai cédé, mais aujourd'hui, je préférais faire une exception. Lui donnant un peu plus de rênes, je lui permis d'agir plus librement, bien qu'il restai avant tout sous mon contrôle. Je préservais un galop dynamique jusqu'à l'obstacle suivant, tâchant d'être plus souple dans mes mouvements. D'un bon coup de bassin, j'incitai Ink Stain à s'attarder sur le fondamental dominant " avancer ". D'une petite ouverture de main continue, je suivais la trajectoire façonnée par les préparateurs du concours. Elle me mena à un tire-botte. J'en avais sauté un récemment. Je ne trouvais pas cette sorte d'obstacle plus difficile qu'un simple vertical, qui, avec la croix, demeurait la base même du saut d'obstacle et du cross. Ainsi ne nous attardâmes pas sur ce saut. Après quelques foulées assez longues, Ink Stain le passa, son équilibre orienté vers l'avant-main. Sûre de moi et confiante voyant ce bon commencement de parcours, j'avais momentanément relâché mon attention... et était retombée lourdement sur l'encolure de mon cheval. De surprise, j'avais lâché mes rênes qui pendouillait à présent, à environ une vingtaine de centimètres au-dessus du sol. Ink Stain, abasourdi par ce changement brutal, était parti dans un galop saccadé et irraisonné. Me relevant lentement, et tentant de récupérer la bride, je vis que mon stallion allait continuer en ligne droite. Le passage étant assez large, j'eus le temps de prendre un bout de rêne et de le tirer brutalement vers ma droite. Mon étalon tourna violemment la tête, avant de reprendre tant bien que mal la trajectoire initiale. Mais je n'avais pas exactement le contrôle de ma monture, qui à présent se dirigeait vers l'open-ditch. J'accompagnais son allure avec insistance, bougeant mon bassin de plus en plus rapidement, et maintenant mon équilibre en forçant sur les fesses et les mollets. Il ne comprenait pas trop ce qu'il devait faire, et alors que je tentai de récupérer toutes mes rênes, celui-ci bondit au dessus de l'open-ditch, qui atteignait une plus grande hauteur que les précédents obstacles. Le saut était d'autant plus rendu difficile par la largeur de cette barrière. N'ayant que quelques secondes pour réfléchir, je choisis de m'accrocher à ma crinière, et de voir après ce qu'il se passerait. Donnant des jambes encore quelques foulées avant l'obstacle, nous passâmes cet open-ditch normalement, mis à part que la crinière de mon cheval et le pommeau de ma selle remplaçaient à eux deux mes rênes. Je me positionnai lors de l'atterrissage assez correctement, et ne ressentis aucune secousse oppressante. Cela me rassurait... Le parcours se poursuivit sur une piste en ligne droite, et j'en profitai pour reprendre le plus vite possible l'entière possession de mes rênes. Après plusieurs essais où j'avais plongé la tête sur l'encolure de mon étalon, je revins finalement victorieuse. On pouvait avoir à présent une longue distance jusqu'à la palissade. Prudente, je ralentis Ink Stain, lui accordant un peu de répit. Le paysage s'offrait à nous, et la végétation abondante de graminées en particulier ployait sous notre passage; le vent caressait nos visages, et, épris de liberté, avide d'autres perspectives, terminait sa course loin très loin d'ici, rapportant notre récit à la forêt entière. Puis peu à peu se profila un virage assez serré. A son terme se profilait une palissade. Il y en avait eu une également, à l’épreuve de saut. Confiante, je la franchis bien au milieu, sans trop me presser, tâchant d’accompagner vigoureusement le mouvement de mon étalon dans son saut. Il reprit le galop, tandis que je me maintenais en équilibre arabe. Je me rassis peu à peu dans ma selle, suivant le mouvement en avant d’Ink Stain du bassin, sans pour autant l’inciter à accélérer. J’entretenais l’impulsion dans le mors, pour ne pas qu’il prenne le prochain obstacle trop long, piétine, ou se fatigue aussi loin de l’arrivée. Maintenant donc l’allure, je me dirigeai vers le 6, un vertical. Comme pour le 1, je le passai sans rechigner, satisfaite de la facilité de ma monture dans ce bond. Mais ne retenant pas mon attention sur cette réussite pour ne pas perdre de vue mes objectifs, mon regard foula sans plus tarder le paysage se découpant à mes yeux. Un tournant prenait place dans la suite de ce parcours. Moins rudes que les précédents, je ne fis donc qu’une légère ouverture de main continue, changeant de pied en l’air par une altération de la disposition de mon poids sur la selle. Ne pouvant me retenir, j’expirai un bon coup. J’en étais à ma dernière épreuve. Et bien que je doive avouer que cette compétition ne m’ait pas déçue, j’éprouvais un besoin imminent de m’étendre sur un lit bien douillé, après m‘être versé une bouteille d’eau bien fraîche sur la tête. L’été n’épargnait pas ses désagréments, d’autant plus que les combinaisons d’équitation ne seyait pas idéalement cette saison-là, particulièrement celle de cross… Mais il fallait bien se rendre à l’évidence. Mis à part cela, cette tenue était idéale pour la discipline. Alors pendant les 3000 mètres, je devais prendre sur moi-même. La cadence ralentissait peu à peu, alors je repris plus fortement les aides au niveau de ma mise en avant. Nous étions en route vers un oxer, disposé à la fin du virage que nous étions en train d’emprunter. Ce septième obstacle se détacha de l’ombre des grands arbustes qui calmait temporairement les brûlures de l’étouffante chaleur. Encore quelques foulées, et elle atteindrait le 7. 3….2…1… L ! Et hop ! Après une battue des antérieurs tranquilles, l’étalon se grandit, et passa l’obstacle sans broncher. Après tout, 90 cm, ce n’était pas énorme. Je retombais délicatement sur ma selle, les épaules bien en arrière, ne succombant pas au piège dans lequel j’étais précédemment tombé. L’épreuve se poursuivait par la suite toujours sur une esplanade, bien que quelques petits coteaux s’entrelacent sur la terre fraîche que martelait les sabots équins. Quelques platanes bordaient la piste, et m’assuraient d’une fugace déviation jusqu’au prochain obstacle. Une forme éthérée glissait sur le sol, vive, élancée, poussée par un souffle d’émotions.

« C’est bien, mon beau. Continue comme ça, c’es très bien. »

* Allez, encore un petit peu plus vite ! *

Relâchant brièvement mon resserrement, je proposai au stallion ravi d’accélérer légèrement, pour ne se reprendre que peu de temps avant le combiné de triples, chose à ne pas délaisser. Ayant ajusté progressivement la vitesse, je cherchai des yeux le premier vertical. Il surgit peu de temps après des broussailles vertes, se présentant paisiblement à moi.

* Allez, on y va ! *

Comme précédemment, elle fit les mêmes gestes, s’aidant temporairement à l’aide de la longue barre d’appel prédisposée à même le sol. Contiguë à l’obstacle, elle permit de mieux me repérer dans mon saut. Tandis que je me focalisais sur la dominante « avancer » pour gagner du temps et obtenir un bon chronomètre, l’atterrissage me permit de rechercher mon équilibre sur ma selle, réajustant notamment mes étriers ainsi que mes rênes. Le deuxième vertical arrivait à grands pas. D’un bond majestueux, Ink Stain le sauta, étirant son encolure musclée au dessus du rondin de bois. En partie déstabilisée par un saut long, je plaçai au dessus de l’obstacle mes épaules bien en arrière pour ne pas subir la même erreur qu’avant. Ce petit problème antérieur m’assura cette fois-ci un bon rétablissement sur ma monture. Un petit bruit de mécontentement me fit savoir qu’elle n’appréciait pas trop ces changements de tactiques variés, aussi décidais-je de ne pas me consacrer qu’à une seule dominante.

« Oui mon beau, d’accord. Ne t’inquiète pas, j’ai compris. »

Nous reprîmes notre course effrénée, tout droit vers le fossé. Les eaux tumultueuses après le gué se montrait, tout d’abord craintives, puis plus sûres d’elles, dangereuses. Mon stallion n’avait jamais vraiment eu d’entraînement dans l’eau. Je redoutais vraiment quelque chose. Nous vînmes, pas à pas, au fur et à mesure, toujours dans un bon galop moyen. Tout allait pour le mieux. Contrairement à mes inquiétudes, Ink Stain ne se défila pas. Peut-être était-ce aussi grâce à ma bonne pression de mollets juste avant l’obstacle ? Qui sait… Prenant garde à mon équilibre, dans ce genre d’obstacle incliné, la phase de vol plané sembla durer longtemps, très longtemps. La réception, elle, contrôlée, ne dérogea pas à présent à la nouvelle règle que nous avions instaurées : les atterrissages doivent être amortis, et bien, à ce niveau ! Nan mais… Bref, la partie qui s’annonce ne fut pas de tout repos. L’eau était froide, et dérangeait Ink Stain, qui semblait se noyer dans un verre d’eau. J'accompagnai chaque foulée avec les jambes pour préserver la cadence accrue durant les 750 mètres dans l’eau. D’autant plus que je ressentais simultanément une élévation calculée et minutieuse du terrain. Etrange, non ? Au fur et à mesure que nous sortions de l’eau, cela continuait. Puis, passé les 750 mètres, le choc fut rude : une pente assez singulière s’imposait à nous. Ink Stain, n’hésitant pas une seconde, se précipita en tentant d’accélérer.

« Oh ! Doucement petit. »

* Qu’est-ce qu’il est énervant quand il veut jouer. Là, ce n’est pas le moment de se tester… *

Ainsi limitais-je la vitesse dans mes mains, jouant dans mes doigts calmement. Un petit virage menait de nouveau à un combiné, toujours de verticaux. Libérant l’énergie canalisée dans mes doigts, je basai la réussite de ces sauts sur l’impulsion et le dynamisme utilisés. Cela réussit, car montant mes mains, je sentis la terre ferme à la réception des antérieurs, alors que je replaçai mes mains sur le pommeau. Idem pour le reste de la combinaison, tiercé gagnant, si je puis dire. La victoire était à nous. Du moins presque. Il restait trois obstacles. J’en avais ma claque, j’étais fatiguée de tout ce concours, j’avais mal aux fesses et aux mollets, à force de forcer. Et Ink Stain, cette petite tache d’encre, vagabondait librement au gré du vent, recherchant les sensations fortes. Pff… Je suis fatiguée, bon sang, il y en a marre !

* Vas-y mon petit je te suis. *

J’accordai beaucoup plus d’autorisations à ma monture, qui ne se garda pas d’en profiter. Précipitant le galop, il tâcha de mener à bien cette dernière épreuve, et mit tous les moyens de notre côté. La haie bien taillée, bien verte, après cette ligne droite, fut passée brillamment et sans hésitation. Me dressant sur mes étriers, j’essayais de me concentrer pour conclure décemment la course. Arrivait maintenant le piano à deux marches. Enjambée sans trop de difficulté, je me focalisai sur la fin, la fin, enfin !

« Allez, allez ! »

Rabattant mon autorité, j’obligeai mon étalon à se donner à fond, à s’éclater, à ressentir les sensations fortes qui, d’une manière certaine, illuminaient par anticipation son regard. Un contre-haut. Un simple contre-haut. Balançant tout son corps en avant, il s’étira longuement, avant de se ramasser sur ses antérieurs. Je le suivais, décidée, et c’est ensemble que nous passâmes les derniers mètres, dans un galop allongés, prêts. Martèlement fou d'un étalon libéré, ou peut-être martèlement heureux d'un étalon plein de vie, j'entendis un chuchotement berçant de bien-être et sympathique, un chuchotement empli de gratitude. Et c’est ensemble que nous traversâmes le terrain d’arrivée, échappés follement d’un terrain de jeu, machine rapide lancée dans la forêt, vent des bois projeté à travers le monde, en quête de nouveaux horizons, dans un esprit Neverland Stables.
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